mardi 20 octobre 2009

14 ans déjà...

Le 20 octobre 1995, mon père nous quittait après une longue maladie qui lui avait pourtant (et heureusement) préservé toute sa légendaire capacité d'humour. La veille de sa mort, il demandait encore à une infirmière d'installer un deuxième lit dans sa chambre compte tenu de l'état de fatigue dans lequel il me trouvait : j'animais ces jours-là une tournée d'auteur avec Dominique Demers, lauréate du Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse.
C'était un brave homme, au sens propre du terme. Courageux, motivant, toujours prêt à donner le coup de main, bon avec son fils, patient avec ses petits enfants... Il m'a toujours soutenu, même dans mes entreprises les plus folles. Et il a mis la main à la pâte lorsqu'il s'est agi de monter les premiers stands, de fabriquer les premiers outils de promotion au début de la maison d'édition. C'était aussi un musicien de haut niveau, clarinette solo de plusieurs ensemble. Il aurait pu faire carrière professionnelle si... les propositions n'avaient pas émané de l'armée ou de la gendarmerie. Un Lansman sous l'uniforme, même pour jouer de la musique, le grand-père mineur n'aurait pas supporté. J'aimerais qu'il soit encore là pour me conseiller lorsque je me retrouve à un carrefour de la vie où il faut choisir de prendre à gauche ou à droite.

3 commentaires:

thierrysimon a dit…

Une origine ouvrière commune tisse des liens .J'espère pouvoir un jour écrire ne serait-ce qu'un traitre mot sur les miens. Pour l'instant, c'est impossible. Je consulte tous les deux ou trois jours ton blog, Emile. Cela me permet de voyager gratuitement et de savoir que ce qui nous agit est vivant, et bien vivant dans bien des coins .Voilà qui réchauffe sacrément mes automnes continentaux.
Amitiés
Thierry Simon

ishamama a dit…

Bonjour Emile,je découvre votre blog aujourd'hui et tiens à vous dire que de là où il se trouve votre papa est là et veille toujours.La frontière entre le monde qui est invisible à beaucoup d'entre nous et celui dans lequel nous vivons n'existe pas.
Demandez lui conseil quand vous aurez besoin et écoutez profondément votre coeur.
Merci pour votre fabuleux travail.
Cordialement. Isha.

Nono a dit…

A quelques années près, je pense qu'on aurait fait a nous 2 un sacré duo que les autres membres de la famille auraient détestés amoureusement ...