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mardi 23 juillet 2013

3e et dernier APERO D'EMILE&CIE

Les principes sont faits pour ne pas être respectés. Les APEROS ne sont pas vraiment des lieux de discussion de fond. Mais ici, la présence d'auteurs et de médiateurs particulièrement intéressés par les écritures dramatiques a transformé les aimables échanges en véritable débat sur quelques aspects passionnants du métier d'auteur.

Pour rappel, étaient autour de la table Jean-Yves Pick, Frédéric Dussenne, Matéi Visniec, Christine Delmotte, Marilyn Perreault et Emile Zeizig.

A retrouver en podcast sur le site des Doms :

http://www.lesdoms.be/festivals/festival-2013/podcaster-les-rencontres/

lundi 22 juillet 2013

Une incursion dans le IN pour une générale !


Ce soir, j'ai eu l'occasion d'assister à la générale du spectacle ET SI JE LES TUAIS TOUS MADAME ? d'Aristide Tarnagda qu'il met lui-même en scène. Une oeuvre forte, incontestablement, que nous publierons en octobre, mais qui reste toujours un peu nébuleuse. 

Le spectacle l'éclaire en partie. Je le reverrai avec plaisir une fois le texte définitivement fixé durant sa résidence au Canada à l'initiative du CEAD.



LA PORTE DU NON RETOUR

Si vous n'avez pas envie d'être bousculé(e), n'y allez pas !

Avec LA PORTE DU NON RETOUR, Philippe Ducros plonge au plus profond de la déshumanité. Pas celle qu'il a lue dans les livres, non. Celle qu'il a touchée du doigt en RDC (mais aussi ailleurs dans le monde) en allant à la rencontre de ceux qui n'ont plus rien aujourd'hui, et qu'on essaie pourtant encore de voler. 
On se met un petit casque sur les oreilles, on pousse sur le numéro un et on regarde fixement les photos... ou on ferme les yeux. Elles n'ont rien d'illustratif et le texte est davantage un voyage intérieur. Mais quelle puissance, quelle poétique de la misère, de la recherche au quotidien d'un bout de pain qui fera office de repas, d'un bout de lettre qui fera office d'éducation, d'un bout de poudre blanche qui fera office de médicament. 

C'EST du théâtre. Un théâtre qui se joue dans le cerveau de chacun, au rythme de chacun. Horriblement magnifique. On ne sort pas indemne mais on se sent plus humain. 
Je regarde la jeune étudiante qui a suivi le parcours à peu près au même rythme que moi. Sans un mot on se salue d'un léger sourire qui veut dire "moi aussi, ça ma bouleversé !" On se rassure comme on peut...
Il me faudra encore de longues minutes avant de respirer un bon coup et me replonger dans la fournaise avignonnaise. 

Merci Philippe pour ce coup de poing salutaire... 
Et merci, chère Klervi, dont la voix résonne encore dans mon oreille émue à plus d'un titre.

Jusqu'au 26 juillet à l'ECOLE D'ART d'Avignon dans le IN. On vient à n'importe quelle heure entre 13 et 18h, on paie 5 euros et on voyage pendant une heure...

dimanche 21 juillet 2013

NES POUMON NOIR, du rap carolo !!!

Fête nationale belge, abdication, prestation de serment... ici, rien de tout cela. Le festival continue à son rythme.

9h00 - Travail sur la mise en place de la plate-forme d'échanges de la CITF.

10h30 - Réunion de travail sur un projet en... 2015. Il n'est jamais trop tôt pour commencer.

13h00 - Dans la jungle des 1258 spectacles répertoriés dans le off, on va souvent voir ce qu'on connaît déjà, ou du moins ce pour lequel on a des références. Ici, rien. Juste la visite impromptue aux Doms de deux demoiselles sympathiques à qui on a conseillé de me remettre le manuscrit de la pièce que joue leur jeune compagnie. Dix minutes de discussion qui suffisent à éveiller ma curiosité. 
Comme ma réunion était plus courte que prévu, je me suis rendu en courant dans la rue des Teinturiers pour arriver juste au début du spectacle : L'HISTOIRE DE CE QUI S'EST PASSE CE SOIR-LA. Eh bien je ne l'ai pas regretté. Une jeune équipe de comédiens au service d'un texte écrit par l'une d'entre eux, Anne-Sophie Dionot. C'est encore fragile (notamment au niveau du jeu) mais pas sans intérêt. Il y a un côté Marivaux mâtiné de Musset dans cette pièce, toute proportion gardée, mais la fable est portée par un événement profondément dramatique qui la rendent actuelle. En tout cas, un vent de fraîcheur et d'enthousiasme communicatif fait oublier les quelques maladresses et petits bricolages des décors et éclairages pour créer l'envie de suivre cette équipe, de lui donner un coup de pouce, de dire à la cantonade : "Allez donc les découvrir et les encourager, ils ont besoin de vos retours pour progresser."

Ben voilà, c'est fait. Au MAGASIN, 31 rue des Teinturiers à 13h.


17h10 - NES POUMON NOIR, de Mochelan (La Manufacture). Je ne suis pas un fanatique du rap mais quand il parle de ma ville de naissance, Charleroi, cela me touche. Beaux textes souvent très (trop) sombres, belle énergie, et à l'arrivée des émotions à géométries variables mais toujours sincères. Un coup de poing sur la table, et en même temps un hymne d'amour d'une ville, d'une région. Je recommande chaleureusement.


19h00 - LE LIEN, d'Amanda Sthers (Le Chêne Noir). Changement de public et de style de spectacle aussi. Deux jeunes comédiens déjà connus (Chloé Lambert et Stanislas Merhar) dans un des lieux les plus courus par un certain type de festivaliers durant l'été. J'ai plutôt bien aimé la mise en scène et les options de jeu. Je trouve par contre la fin un peu trop expédiée. On s'attends à un rebondissement, à un retournement qui ne vient pas... Mais pour le reste, oui, la pièce tient bien la route et s'inscrit en droite ligne dans la belle réputation du lieu et de sa direction.

A noter la sympathique entrevue que j'ai pu avoir avec le metteur en scène et directeur Gérard Gelas qui m'a offert l'ouvrage SALTIMBANQUE qui à la fois raconte son parcours et distille quelques réflexions intéressantes sur le théâtre. Merci !

22h00 - Changement radical de genre avec [WELTANSCHAUUNG] de Clément Thirion. Ce n'est ni du théâtre, ni de la danse, ni une conférence, ni une répétition, ni vraiment un spectacle. Ou plutôt c'est tout ça à la fois. Humour distanciée, faux ratages... tout concours à laisser en nous une impression d'humanité qui perd le nord, qui s'étiole depuis le début, depuis Adam et Eve revus à la sauce de l'autodérision. Après quelques minutes, on range son regard cartésien et on se laisse porter jusqu'au bout avec le plaisir malin de l'enfant à qui on promettait une leçon bien structurée et qui voit son professeur se perdre dans les méandres de sa pensée et de sa propre narration. Mais au bout du compte, ce qui reste là, tout au fond, a bien plus d'impact que les discours ou les démonstrations sérieuses. Oui, je suis sorti de là déboussolé et heureux.


samedi 20 juillet 2013

Deux jours de repos bien mérités !!!



J'avais décidé de bloquer les 19 et 20 juillet pour des activités non directement liées au festival. Beaucoup de courriels en retard, mais surtout de nombreuses rencontres à avoir pour préparer la prochaine saison. Car oui, c'est ça aussi Avignon.

J'ai donc, au cours de ces deux journées bien remplies, fait ma lessive, reconduit ma participation active au festival MOMIX (Merci Philippe de ta confiance), rencontré longuement une journaliste pour un prochain papier dans Le Soir, fêté la Compagnie de la Casquette qui souhaitait marquer ses 30 ans lors d'une rencontre dans le jardin des Doms que j'ai animée et qui fut bien sympa, salué le départ de mon ex-stagiaire Laura Jandrau qui était venue m'apporter une peu d'aide pendant quelques jours, accueilli et piloté des amis belges dont une administratrice d'EMILE&CIE (Salut Céline S.), rencontré Pierre Holemans de la Manufacture pour un petit débriefing, etc. etc. 

Bref deux jours de repos bien mérité !

jeudi 18 juillet 2013

UNE RENCONTRE APRES CHAQUE SPECTACLE AUX DOMS

Encore une journée particulièrement dense.

D'abord une agréable séance de travail avec notre auteur Mustapha Kharmoudi (L'Humanité tout ça tout ça)...


...avant que j'anime une rencontre après chaque spectacle programmé aux Doms. Gros boulot, mais belle satisfaction car il y a eu du monde jusqu'à près d'une heure du matin pour le dernier spectacle. Et les compagnies ont magnifiquement joué le jeu. MERCI !!!


Pas de trace de la dernière rencontre (trop noir, madame !!!) mais une photo des saluts car j'ai eu plaisir à me retrouver dans la salle pour IN VITRINE.


Qui a osé me souhaiter de bonnes VACANCES le jour de mon départ en Belgique ???

mercredi 17 juillet 2013

AVIGNON PEUT SE TRANSFORMER EN TERRAIN DE SPEED DATING

Les réunions se succèdent et sont parfois captivantes comme la découverte de ACTEON, une formation professionnel de l'acteur en 3 ans. Il est possible que nous établissions des relations avec EMILE&CIE dans le cadre de la sensibilisation des étudiants aux dramaturgies contemporaines.

11h30 - Lecture de LES FILLES AUX MAINS JAUNES. J'ai déjà entendu plusieurs versions du texte, et j'éprouve toujours la même émotion à entendre notre Céline (Delbecq) lancer son discours syndical alors que la maladie la mine et qu'elle ne fera plus de vieux os. Belle thématique, belle équipe de lectrices dans laquelle on reconnait également Valérie Bauchau (qui avait fait le déplacement juste pour la lecture). Le texte sortira sans doute chez nous à l'automne 2013 et la création est prévue la saison prochaine. Les coproducteurs sont les bienvenus !!!


Après-midi : oups, mon audace n'est pas récompensée. Je suis allé voir un spectacle que la vox populi semblait plébisciter. Ben ça ma profondément ennuyé. Non non, je ne cafterai pas. A chacun ses goûts.

Par contre, ça m'a permis de retraverse à pied la Place de L'Horloge. C'est autre chose que quand je file à travers la foule sur mon vélo.


 Ensuite, fin d'après-midi d'enfer : du véritable speed dating. De demi-heure en demi-heure, rencontres de travail avec une dizaine de partenaires ou futurs partenaires, mais aussi avec une jeune créatrice dijonnaise, Marion Chobert, dont j'essaie de valoriser le spectacle en cours de préparation. La voici ici avec Michèle Braconnier (L'L à Bruxelles) et Michel André (Théâtre de la Cité à Marseille).



mardi 16 juillet 2013

AVIGNON : De Suzanne Lebeau à Olivier Py : que du beau monde !

10h30 - Rencontres successives avec deux auteurs intéressants. Nous lirons leurs textes.

11h30 - Moment de présence également à la présentation d'un nouvel ouvrage sur l'éducation artistique, publié chez nos amis de L'Attribut.


13h00 - Repas avec la délégation de la province de Luxembourg. Cela devient une coutume maintenant, et chaque année je réponds aux questions et apportent quelques éléments d'information sur l'organisation et l'évolution des deux festivals.


Cette année, j'ai eu le plaisir de discuter de manière très agréable avec quelques membres du Conseil provincial de jeunes qui avaient préparés une série de questions pertinentes et donc intéressante. Ce fut un bon moment, qui s'est clôturé par la remise d'un dessin réalisé en quelques minutes sur le vif par PALIX, dont la réputation n'est pas à faire. Grand merci.



Grand moment ensuite puisque le deuxième APERO D'EMILE&CIE tournait autour de Suzanne Lebeau à l'occasion de deux ouvrages respectivement chez Théâtrales et chez Lansman.

Ce fut chaleureux, captivant, sans langue de bois. Merci à tous les invités. Et merci aussi au très nombreux publics (parmi lesquels beaucoup d'amis communs à Suzanne et à moi) qui avait répondu à l'appel.


De gauche à droite : Itiziar Pascual, auteure et chercheuse espagnole ; Iris Munos, codirectrice de DramEducation en Pologne ; Suzanne Lebeau ; Pierre Banos, directeur des éditions Théâtrales ; Pascale Grillandini, directrice de Postures et Gervais Gaudreault, codirecteur du Carrousel.

Absente à Avignon mais présente dans les propos : mon amie Marie-Eve Huot que les responsables du Carrousel ont adoubé pour leur succéder à terme. Excellent choix !   :o)

20h00 - Lecture par le PàP, à l'Espace40, d'une pièce d'Etienne Lepage. Belle brochette de comédien et mini-salle pleine, avec du beau monde en plus. Sympa.


22h45 (enfin théoriquement...) - Miss Knife chante Olivier Py. J'avais déjà vu ce spectacle voici pas mal d'années. Je l'ai revu avec plaisir dans une nouvelle version. Les quatre musiciens sont excellents et Olivier Py égal à lui même : textes intéressants même si faussement désespérés, chansons bien menées, voix très porteuse, humour et tendresse, transitions structurées... bref un moment que j'ai apprécié à sa juste valeur malgré la fatigue.




Bref... encore une journée qui comptera, à tous points de vue !

lundi 15 juillet 2013

LECTURES ET... VERRES DE L'AMITIE.

Tôt le matin (pour Avignon), lecture d'un texte de Vincent Lombume... que l'on connait bien en Belgique puisqu'il a été lauréat de plusieurs concours et qu'il est venu en résidence à Mariemont. CALLIXTO ET SES FOUS était proposé par le Théâtre des 1001 Portes de Salon/Marseille. Belle prestation avec le côté émouvant de découvrir que le saxophoniste n'est autre que le petit frère de Vincent. Cette lecture était accompagnée par la déléguée Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, Catherine Brahy. J'ai eu l'occasion, après la lecture, de parler de Vincent, de sa personnalité et de son oeuvre.


Vite vite ! A l'autre bout d'Avignon, on lit une nouvelle pièce d'Arsitide Tarnagda : FACONS D'AIMER. Une oeuvre forte magnifiquement défendue par Anne Lise Heimburger sous la direction de Catherine Boskowitz. Un auteur qui, sauf problème de dernière minute, entrera en octobre dans notre catalogue avec plusieurs pièces.




Anne Lise Heimburger, Catherine Boskowitz et Marie-Agnès Sevestre (FIFL)

15h00 - Un spectacle dont je ne garderai pas un souvenir impérissable.

17h00 - A la Maison Jean Vilar, rencontre autour de l'ouvrage THEATRE & JEUNES SPECTATEURS adopté dans notre catalogue. Avec Maurice Yendt, Jean-Claude Lallias, Bruno Castan, Christian Duchange et moi. Bon, on n'a pas vraiment refait le monde faute de ligne directrice de débat. Mais c'était plaisant quand même. EMILE&CIE a offert le rosé de l'amitié... bienvenu par cette chaleur. Avec quelques amis présents que je laisse à chacun le soin de reconnaître.


18h30 - Verre de l'amitié aussi organisé par la Province de Luxembourg en présence à gauche du Gouverneur et du responsable des affaires culturelles, et à droite de deux députés provinciaux. Me voilà en bonne compagnie. Demain, je rencontrerai le groupe aux Doms puis lors du repas de midi pour leur parler un peu des festivals IN et OFF.



22h30 - FANTAISIES ou L'IDEAL FEMININ N'EST PLUS CE QU'IL ETAIT, de et avec Carole Thibaut. Un spectacle évolutif puisque, chaque fois qu'elle le reprend, elle change l'accueil pour l'adapter aux circonstances présentes et elle ajoute des parties après en avoir supprimé d'autres. Je me suis retrouvé là avec un groupe de la Ligue de l'Enseignement à qui j'avais conseillé le spectacle. Nous avons ensuite improvisé une petite rencontre autour d'un verre offert par EMILE&CIE avec Carole qui, malgré la fatigue, a accepté de se plier au jeu. Merci, chère autrice !!!





dimanche 14 juillet 2013

UN 14 JUILLET TRES ORDINAIRE !

Je ne sais pas pourquoi mais les parades des troupes en campagne avignonnaise ont une saveur particulière le 14 juillet. Et une énergie décuplée malgré la chaleur...



Certains même prennent de la hauteur pour séduire le chaland.


Pour ma part, j'ai eu plaisir à découvrir le nouveau spectacle de "Tomassenko de Belgique" : ANTIFREEZE SOLUTION. Beaucoup d'humour, de tendresse, de bricolage instrumental, d'une pincée de surréalisme, d'un gros soupçon d'absurde, et surtout d'une bonne humeur poétique et communicative. Olivier Thomas, l'inventeur du scat belge, nous propose une heure de bonheur avec un spectacle qui ne ressemble à rien de connu, de bric et de broc diront certains... mais c'est là tout son génie. A souligner la prestation remarquable de ses deux comparses musiciens Catherine Delaunay et Laurent Rousseau.


Et pendant ce temps... pas une minute à perdre. Notre Céline Delbecq profite de tous les instants entre deux spectacles pour communiquer avec le monde. J'aime ces auteurs vivants vivants vivants qui sont là où il faut quand il le faut, et qui arrivent à se rendre indispensables dans le paysage. C'est le cas de Céline, de Tournai à Avignon, et bientôt de Mons à Montréal en passant par Ottawa et Paris. Bon, d'accord, il faut encore que le talent suive. Mais là, avec elle, pas de souci à avoir de ce côté.

Oups, déjà 16h00. Jean-Marie Piemme est dans les parages pour une rencontre autour de sa pièce (qui est déjà un gros succès) : L'AMI DES BELGES. Bon, ok, il y a plus de monde pour le spectacle que pour la rencontre à l'ESPACE40. Mais que cela ne nous empêche pas de fêter les retrouvailles "en famille".


18h00 : Je rencontre enfin Leila Anis, une jeune comédienne et auteure que nous venons de publier pour la première fois. Sa pièce FILLE DE a été un coup de coeur pour nos lecteurs. Nous nous étions parlé par ces nouveaux moyens de communication qui permettent de se croire proches alors qu'on est à des milliers de kilomètres. Mais bon, moi je suis un "ancien" et j'aime le contact direct avec les auteurs. Voilà c'est fait... et je pense que le courant est bien passé. Léila me semble une boule d'énergie et de volonté, ce qui l'a sans doute aidé à franchir des obstacles dans la vie. Mais elle garde aussi un côté "nature" qui séduit au premier contact. 

En tout cas, sa lecture à l'ESPACE40 - malgré la chaleur - a visiblement séduit le public présent.



Soirée amicale et, bien sûr, feu d'artifices par-delà les remparts. Tradition oblige.