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jeudi 25 juillet 2013

Une journée ordinaire à St-Antoine-l'Abbaye

8h30 - Petit déjeuner en commun. Réunion de l'équipe et des bénévoles. Confirmation des multiples tâches d'organisation. 

9h45 - Rassemblement pour la pérégrination poétique, une balade de deux heures ponctuée de lectures par des auteurs et/ou des comédiens. Ici, c'est Fabienne Swialty qui s'y colle !


12h22 - Chronique de l'auteur et comédien François Chaffin qui lit des petits (ou grands) billets concoctés par des participants sous le thème "en direct de St-Antoine". Du poétique au caustique, la parole circule avec bonheur pour plus d'une centaine de festivaliers qui se régalent de ce moment fort.



12h32 - In vino veritas. J'anime l'apèro-rencontre traditionnel où se croisent les artistes qui ont presté la veille ou qui présenteront leur spectacle dans la journée. Echange avec les participants, mais aussi questions qui permettent d'aller plus en profondeur dans la pratique de l'artiste ou dans la conception du spectacle. J'essaie évidemment de conserver un ton léger à cette petite heure devenue, au fil du temps, un rendez-vous immanquable.

13h45 - Casse-croûte musical. Chaque jour, un chanteur ou un groupe de la région distille ses mots et ses sons au public qui s'offre un petit repas sur le pouce.


Pendant ce temps, les bénévoles et toutes les équipes artistiques dégustent un repas collectif (qui mérite bien plus que ce nom) concocté par le chef marmiton : notre auteur Eric Durnez qui excelle en la matière. 

Bravo et merci cher Eric (et ta batterie de cuistots bien sûr) !



16h - Mise en espace du texte 4CV de Manoeil Bouillet par Gislaine Drahy et ses comédiens (parmi lesquels je retrouve l'ami du Tarmac Thierry Blanc).



18h30 - Spectacle marionnettes/objets : ON DIRAIT RIEN LONGTEMPS (puis tout à coup tout) /// ON VIVRAIT TOUS ENSEMBLE (mais séparément). Un travail de plateau de l'auteur Sebastien Joanniez et de la metteurs en scène Emilie Flacher. Etrange et intéressant. A quand la troisième partie de cette trilogie ?

Au même moment, lectures-dédicaces de François Chaffin à la librairie du festival.

19h30 - Chanson française avec LILI CROS et THIERRY CHAZEL. Le bar, les frites, les hot-dogs, les plateaux de fromage et charcuterie... on peut écouter la bouche pleine !!!

21h30 - La fabrique des petites utopies joue NOUS SOMMES TOUS DES K, d'après LE CHATEAU de Kafka dans une adaptation de Paul Emond. Chacun se retrouve masqué avant de prendre place dans la structure gigantesque que la compagnie a montée pour un seul soir. Et c'est bourré (comme toujours).


23h30 - Départ de la pérégrination nocturne (et érotique) proposée par Laurent Marielle-Tréhouart. 

Vous suivez ? Moi plus, désolé... Je veux être en forme demain matin !!!

mercredi 24 juillet 2013

A SAINT-ANTOINE-L'ABBAYE, à peine arrivé et déjà au boulot !!!


Toujours un peu ému d'arriver à Saint-Antoine-l'Abbaye. En 2004, nous y étions, Annick et moi, pour la première édition de TEXTES EN L'AIR. Le début d'un long parcours d'amitié qui se fête cette année à l'occasion des 10 ans de l'événement.

A peine arrivé et déjà au boulot : une table ronde sur CULTURE ET RURALITE. Belle brochette d'intervenants présentant des initiatives prises ces dernières années dans plusieurs domaines culturels et artistiques. Une volonté rurale et militante se nourrissant bien sûr d'initiatives individuelles avant de trouver échos auprès de relais publics. Deux bonnes heures d'exposés et d'échanges nourris agréables à animer. Et devant un public fourni... comme pour tout ici.


On n'échappe évidemment pas aux discours d'inauguration. Mais ici, ça prend une autre allure que dans les cocktails mondains. Des propos engagés sur l'avenir du festival, sur ses difficultés, sur l'attention agissante des partenaires. Et une agréable surprise : retrouver Jean-François Marguerin en tant que directeur de la DRAC.

Dans son discours, il m'a rendu un hommage inattendu et chaleureux. Merci de ce coup de projecteur sympathique et impressionnant !!!



Dix ans obligent. Nous avons eu droit au gâteau (excellent) semblable à celui sur l'affiche, découpé de main de maître par le directeur Philippe Curé en grande forme, sous l'oeil vigilant d'Yves, le président honoraire !


La nouvelle présidente, le directeur, quelques auteurs et un éditeur bien connu, content d'être là en si bonne compagnie !


Tout cela en musique avec la fanfare grenobloise PINK IT BLACK !

Pour terminer cette soirée, nous avons eu droit à deux spectacles placés dans le cadre de l'opération DU NORD AU SUD... ET VICE VERSA. Des textes écrits par Ali Djihali Bouzina d'une part, Sébastien Joanniez et Hajar Bali d'autre part. Et joués par des comédiens régionaux dirigés par François Brunswick et Victor Mazzili, Emilie Leroux et Geneviève Burnod.


mercredi 25 juillet 2012

Je rentre !

Voilà, Avignon 2012, c'est fini pour moi. Et je ne passerai pas à Saint-Antoine-L'Abbaye pour le festival TEXTES EN L'AIR. 

Ma maman ne va pas bien, et je pense qu'elle a bien besoin de moi à ses côtés. Il y aura d'autres St-Antoine, mais il n'y a qu'une maman.

Désolé les amis de vous laisser tomber. Mais je sais que vous comprendrez. Et je serai de coeur avec vous à chaque instant du beau programme que vous proposez cette année, mettant en évidence pas mal de mes auteurs.

lundi 1 août 2011

C'est fini !

Voilà, c'est fini. Au revoir ou adieu, qui sait...
En tout cas merci aux amis de St-Antoine qui se dévouent avec une belle énergie pour mener à bien ce festival, malgré les difficultés financières et surtout les incertitudes permanentes qui les empêchent de gérer à moyen terme.


dimanche 31 juillet 2011

Kermann, Parenteau Lebeuf, Durnez, His, Akakpo, Nguyen... les auteurs publiés chez Lansman sont bien présents à St-Antoine

Dernière sortie du matin, un peu particulière puisque le groupe investit un magnifique lieu à quelques pas de l'Abbaye, là où la veille Les Gentils avaient proposé leur balade nocturne. Ce matin, ils nous offrent à la fois des extraits de LA MASTICATION DES MORTS de Kermann et des chansons tournant autour du thème. Une belle énergie avec de jeunes comédiens bourrés de talent et de personnalité.

Et toujours ce magnifique public au rendez-vous.


Vite vite. A quelques pas de là, les stagiaires d'Eric Durnez nous attendent pour nous livrer un petit échantillon de leur travail théâtral : une mise en jeu d'extraits d'une toute nouvelle pièce publiée en juillet dans un nouveau volume de LA SCENE AUX ADOS : LE BRUIT DES ABEILLES, d'Eléonore His.


Dernier apéro aussi, très décontracté mais aussi très dense en discussion sur les spectacles de la veille. En présence notamment des "Belges de service" : Michèle Nguyen et Antoine Laubin.














(Photos Emile Zeizig)



Gustave Akakpo a également fait une très brève apparition. Résident au cours de l'année, il n'a malheureusement pas pu être présent durant le festival pour cause... de prestation à Avignon. En effet son CHICHE L'AFRIQUE se jouait chaque jour en fin de soirée au Petit Louvre. Il a donc rendu une petite visite symbolique pour lire sa pièce HABBAT ALEP...


...et prendre une photo avec deux autres auteurs publiés chez nous, Dominique Parenteau Lebeuf et Eric Durnez...


...avant de reprendre le train et assumer la dernière de son spectacle à Avignon.

vendredi 29 juillet 2011

B... comme BOHRINGER !!!


Nouvelle journée à Saint-Antoine. Presque la routine... enfin façon de parler. Balade littéraire avec l'excellent Laurent Marielle Trehouart, apéro-rencontre, lecture de "B" d'un autre de nos auteurs, Eric Durnez (qui est ici chez lui depuis bien longtemps), "amorce" toujours avec lui à la librairie avec d'autres extraits de textes...

Il faut dire qu'en plus de tout cela, il encadre un groupe de jeunes en immersion théâtrale. Et visiblement ça se passe plutôt bien.

Premier spectacle du jour : PHEDRE... A PEU PRES.  Maurice Hébert et Benoît Olivier ont fait un saut d'Avignon où ils terminent leur festival dans le Off pour nous donner une version toute personnelle de l'oeuvre de Racine. Le public marche à fond, même si le spectacle pose quelques questions sur les objectifs réels de la compagnie. Débat. Chouette, on en parlera au prochain apéro !!!


Et toujours autant de monde dans les salles qui affiches complet !!!

Déjà sur l'esplanade du festival un orchestre de la région a pris d'assaut le podium. Avouez que dans un tel cadre, ça a de l'allure !!!


Mais tiens... comme cet homme ressemble à Richard Bohringer. Mais oui, c'est lui, il signe ses livres à la librairie en toute simplicité, presque incognito.

On le retrouvera plus tard, sur scène cette fois pour son spectacle TRAINE PAS TROP SOUS LA PLUIE...

Je l'ai vu plusieurs fois sur scène, avant... 

Je me rappelle notamment ce fabuleux L'OUEST, LE VRAI ! (avec son complice Roland Blanche) donc j'étais sorti complètement bluffé. Et avide de redécouvrir toutes les pièces de Sam Shepard. 

J'avoue sincèrement que je n'aurais sans doute pas eu l'idée d'aller le revoir aujourd'hui. Mais voilà, à Saint-Antoine, on ne se pose pas de questions, on y va tous ensemble. Et on redécouvre un homme que la vie a certes meurtri, mais qui se joue sur scène de son parcours difficile, de ses excès, de sa maladie, pour nous donner une leçon d'humour et de vie. Généreux oui ; politique et poétique aussi. 

J'ai pris ces deux bonnes heures de bonheur comme un tout, un cadeau d'un presque ami qui se raconte, qui se lit, qui nous parle de "la famille" au sens large, qui nous titille un peu aussi. Alors oui, Richard, merci. On serre les rangs, comme tu nous l'as demandé. Même si on ne glissera pas de bulletin dans l'urne. Du moins pas en France !

:o)

jeudi 28 juillet 2011

Un chacal des chamots ?

Pour terminer cette deuxième journée de festival, nous avons eu droit à un spectacle très ludique de Claire Truche et de la Nième compagnie. Après l'avoir rangé quelques années dans ses tiroirs, elle a repris cette "histoire plausible de la langue française du Big-bang verbal à aujourd'hui". C'est un peu comme "C'est pas sorcier", nous dira un jeune. Et c'est vrai : une belle envolée qui n'a rien de didactique et qui pourtant nous fait comprendre ce qu'est une langue en évolution. On rit beaucoup, et pourtant on a l'impression d'être un peu plus malin en quittant le gradin. Pas mal, non ?


Dominick Parenteau-Lebeuf chez elle à St-Antoine !

Dominick Parenteau-Lebeuf, une de mes auteures québécoises est très présente dans ce festival. Elle est venue en résidence, a écrit un tiers du spectacle BUTINS DE FAMILLES, a lu de larges extraits de son texte FILLES DE GUERRES LASSES cet après-midi, a accueilli pas mal de monde à la librairie pour l'amorce d'autres pièces... Bref, elle ne passe pas inaperçue et le public semble ravi de découvrir à la fois son écriture et sa forte personnalité. Dire qu'elle est complètement adoptée par les Antonins me semble assez proche de la vérité ! Mais que les Québécois se rassurent, elle a quand même l'intention de rentrer au pays, avec dans ses bagages une nouvelle pièce que nous éditerons à la rentrée.

Une rencontre-débat de très haut niveau

"L'héritage familial fait-il de nous ce que nous sommes ?" Tel était le thème de la rencontre-débat que j'étais invité à animer en fin d'après-midi au jardin du Palais abbatial. 


A la table une pédopsychiatre spécialisée dans la transmission de la vie psychique (Evelyne Granjon), un philosophe spécialisé dans philosophie politique et dans la relation philosophie-langages et cognition (Thierry Ménissier) et un enseignant universitaire spécialisé dans la recherche en génétiques moléculaire (Joël Lunardi). 


En face, plus de deux cents personnes motivées et particulièrement attentives.


C'est cela aussi, TEXTES EN L'AIR à St-Antoine-l'Abbaye.

(Les trois premières photos sont d'Emile Zeizig. Merci.  http://www.mascarille.com/galerie/index.php?/category/1568)