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jeudi 23 février 2017

Une brève histoire de la Méditerranée

Vu ce soir au théâtre de la Loge à Paris UNE BREVE HISTOIRE DE LA MEDITERRANEE de Léa Carton de Grammont. Avec beaucoup de plaisir car ce texte, que nous avons publié en 2016, nous a toujours à la fois étonné et fasciné... par son contenu, par sa forme, par son étrangeté. Le spectacle l'habite remarquablement non seulement par l'intelligence de la mise en scène de Victor Thimonier (Les Temps Blancs) mais aussi par l'interprétation de Clément Carabédian. 

mercredi 5 octobre 2016

Au fil de l'Histoire, Jean Louvet en pensée avec nous !

Belle soirée à Mons autour de Jean Louvet. D'abord une rencontre animée par Eric Russon, avec Pascal Keiser, Frédéric Dussenne et moi. Ensuite le montage de texte réalisé par Armand Delcampe. Enfin la dernière pièce de Jean, TOURNEE GENERALE (Lansman Editeur). 

samedi 6 juillet 2013

AVIGNON - C'est du bon, c'est du belge.

Première journée marathon avec en enfilade toutes les générales des spectacles programmés aux Doms. Normal : je dois animer une rencontre immédiatement après chaque prestation le mercredi 10 juillet. Autant prendre l'avance. On comprendra aussi que, par déontologie, je m'abstienne de tout commentaire sur ces spectacles.

Pour rappel, pour ceux à qui cela aurait pu échapper, le théâtre des Doms est la vitrine "officielle" de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans la Ville des Papes. Normal donc qu'on n'y retrouve que des spectacles belges sélectionnés parmi une flopée de candidats.

11h00 : VISIONS, de Pierre Magos (Mothership)


(Bon j'ai dit pas de commentaire, mais j'avoue avoir été surpris pas cette prestation et surtout son coup de théâtre... comprendra qui peut).

13h30 : j'aurais dû voir ICI S'ECRIT LE TITRE DE LA PIECE QUI NOUS PARLE D'ANTE dont j'ai écrit la version français à partir de l'oeuvre d'Ivor Martinic. Mais bon, problème de santé d'une comédienne. Pas de générale. On espère (d'abord pour la comédienne) que tout va rentrer dans l'ordre.

J'en profite pour faire un tour du côté de l'ESPACE40. Ça avance bien !



15h30 : LA PETITE EVASION; de Daniela Ginevro (La Guimbarde)


Un aller-retour à la Manufacture pour une courte réunion. Mais tiens, voilà l'ami Pierre Mathues qui assure déjà en solitaire, la promotion de ses deux spectacles. Aucun tracteur ne peut être plus convaincant que lui quand il les défend avec son large sourire.


Inséparable de son appareil photo, il ne rate pas son cliché non plus. Et sa page FACEBOOK s'ornera bientôt d'un nouveau scoop : Emile a un nouveau vélo !!!


Retour aux Doms !

17h30 : SMATCH[1], de Dominique Roodthooft (Le corridor)


20h00 : COMBAT DANS L'OMBRE, de Frédéric Dussenne (L'acteur et l'écrit)


22h15 : IN VITRINE (Collectif Rien de Spécial)


Ouf ! Il y a des jours qui comptent, dans la vie !

samedi 11 mai 2013

MARGUERITE à La montagne magique !


Dans le cadre du festival L'ART ET LES TOUT-PETITS organisé par La montagne magique, j'ai eu l'occasion de voir mon amie Marie-Eve Huot (et d'autres comédiens déjà croisés par ailleurs : Matthieu Girard, Pier-Luc Lasalle et Catherine Audet) dans le spectacle MARGUERITE, du Théâtre Bouches Décousues cher à Jasmine Dubé.

Rien à voir avec l'image qu'on peut se faire d'un spectacle adressé à des enfants de 18 mois et plus. Ce choeur à quatre voix ne fait aucune concession au fait qu'il s'adresse aux plus jeunes. Texte narratif poétique et sans enfantillage, ton (très) feutré sans effet racoleur, chanson à la tonalité singulière (oups, belle voix notre Marie-Eve !), récit d'une vie au fil des années qui s'égrainent... il est étonnant de voir comment la plupart des enfants (et des parents) étaient fascinés au cours de cette représentation. Mais, bien sûr, on vogue sur le fil du rasoir car quand l'un décroche, il y a peu d'éléments fonctionnels pour récupérer l'attention (sauf peut-être l'accordéon), et on imagine bien ce que cela peut donner a contrario devant un groupe de mini-garnements déchaînés. Mais là, cette après-midi, ça marchait !

dimanche 5 mai 2013

DES PETITS ORTEILS AUX JOLIES ROUSSES !


LES PETITS ORTEILS de Louis-Dominique Lavigne fait incontestablement partie des "classiques" du théâtre jeunes publics québécois. Je n'ai pas vu la version originale en son temps. Mais la même compagnie (Le Théâtre de Quartier) a décidé de recréer le spectacle avec trois comédiens (au lieu de deux à la création). Et cela tient plutôt bien la route dans une scénographie impliquant le public dans l'espace et une alternance jeu/narration induite par le texte. Les petits (et leurs parents) avaient l'air parfaitement heureux de s'être enfermés dans une salle par ce beau dimanche ensoleillé.


Moins de satisfaction par contre pour le spectacle du Théâtre de l'Avant-Pays, tout en tenant compte qu'il est annoncé comme encore en "banc d'essai".  Je ne porterai donc pas de regard critique sur ces CONTES POUR LES ENFANTS DE 1000 JOURS mais j'ai quand même de la misère à comprendre l'intérêt de l'histoire racontée. Et ça, je ne pense pas que cela changera beaucoup. Dommage car cette compagnie tient une place particulière dans mes souvenirs : c'est la deuxième que j'ai accueillie en Hainaut (après le Théâtre de l'Oeil) avec une de ses toutes premières productions : IL ETAIT UNE FOIS EN NEUVE FRANCE. Et aussi parce que j'ai appris que c'était Marie-Christine Le-Hûu qui va en assurer la direction artistique.

Fin d'après-midi un peu différente... car connaître le Québec, c'est aussi connaître la qualité de ses breuvages. J'ai donc bénéficié d'une "leçon de rousses" locales par mon vieil ami Paul Lefebvre... moment d'autant plus profitable que cette initiation s'est accompagnée d'une longue discussion à bâtons rompus sur le théâtre québécois sous toutes ses facettes, domaine où mon hôte excelle tant par son savoir que par ses qualités de conteur. Merci Paul, merci Hélène pour cet accueil dans votre magnifique havre de paix... et de culture.


Quant à la soirée, elle fut tout aussi détendue puisque Marie-Eve, entre mille et une de ses activités (là, je suis dépassé !), avait eu la bonne idée d'organiser une petite fête marquant la fin proche de mon séjour et le passage d'un autre ami belge, Gilles Abel. Ce dernier ayant accepté de jouer les reporters-photographes dans la noirceur montante, il restera quelques petits clichés de cette très belle fin de journée en bonne compagnie ! Je n'ai d'ailleurs pas hésité à mettre mes talents (euh...) au service du BBC.

jeudi 11 avril 2013

J'aime LYS MARTAGON


J'avais quatre bonnes raisons d'aller voir le spectacle LYS MARTAGON à la Maison des Musiques à Nanterre aujourd'hui : le texte de Sylvain Levey (un auteur publié chez Théâtrales dont j'ai lu pratiquement toutes les pièces et pour lequel j'ai beaucoup d'estime), la mise en scène d'Emilie Le Roux (que beaucoup considèrent parmi les plus prometteuses dans la relève française), l'implication de l'Espace 600 à Grenoble que dirige la sympathique et efficace Lucie Duriez et la création du spectacle dans le cadre de "Terrain de Jeu" cher à Christian Duchange (Cie Artifice) à Dijon. J'en ai découvert deux autres en arrivant : c'est la jeune Kim Laurent (que je connais depuis des années via le festival Textes en l'Air de St-Antoine-l'Abbaye) qui joue le rôle de Lys et c'est une ancienne stagiaire de chez nous, Katia Eksl, qui assure l'accueil du public. Comme quoi le monde est petit !

Je n'ai pas regretté mon déplacement vite fait entre deux activités aux TARMAC. Emilie confirme tout le bien que je pense d'elle en donnant à ce texte, riche mais loin d'être évident à porter à la scène, une sensibilité et une force qui valorise le jugement à la fois lucide et utopique de Lys Martagon sur le monde, ou plutôt SON monde. Portrait d'une solitude prête à s'offrir pour trouver le passage dans le regard de l'autre, la jeune fille - j'aime la façon dont Kim la rend ambiguë, y compris du côté de son âge et de sa maturité - s'invente des sentiers de traverse pour cannibaliser ses peurs et défier les angoisses que l'on devine ça et là. 

Bref une belle production à montrer à un maximum de jeunes... et d'adultes.

vendredi 8 février 2013

De la petite fille aux allumettes au preux Roland.

MOMIX. Jeudi 8 février. 14h30. SOUFRE par la Cie Aïe Aïe Aïe, librement inspiré de La petite fille aux allumettes. J'avoue avoir quelques difficultés à parler de ce spectacle. J'étais loin, la comédienne parlait parfois bas, je n'ai pas compris toutes les intentions de l'adaptation, sinon de nous dire (j'extrapole) qu'aujourd'hui encore un enfant peut mourir de froid dans la rue un soir de Noël à cause de l'indifférence générale. Et que tout le monde se renverra la balle après le drame. Il me semble qu'il faudrait aider Charlotte Blin car sa triple fonction d'auteure, metteuse en scène et interprète est trop lourde à porter. On sent en tout cas un sérieux potentiel.

19h00. IMPERMANENCE par le Théâtre de l'Entrouvert. Etrange spectacle que l'on devine encore en chantier. Il charrie pas mal de choses, travaille tantôt sur l'image, tantôt sur la manipulation d'objets, tantôt encore sur des pratiques circassiennes... Trop de choses, trop confus, et pourtant je ne peux m'empêcher d'y deviner un talent à creuser. Car on sent que cette équipe à des choses à nous dire et ne choisit pas les chemins les plus évidents pour le faire. A revoir donc quand l'occasion se présentera.

20h30. ROLAND, LA VERITE DU VAINQUEUR par la Théâtre de la Pire Espèce (Québec). Le projet est clair : monter un spectacle burlesque basé sur une lecture distanciée de la Chanson de Roland pour dénoncer la bêtise des guerres et de "l'héroïsme" populaire. Et ça marche, surtout qu'on ne lésine pas sur les effets. Pourquoi pas après tout ? Techniquement, c'est plutôt bien fait. Il n'en reste pas moins que j'ai déjà vu spectacle plus fin et plus audacieux par la même compagnie...

Moisson mitigée, donc, aujourd'hui.

dimanche 3 février 2013

De la nostalgie des premiers souvenirs à un (autre) Poucet qui décoiffe !

10h00. LE VILLAGE DES PETITES BOUCLES. Revoici Mami Chan et son looper (voir la veille) pour ce qui est annoncé comme un concert pop pour trois ans et plus. Inutile de dire que je n'ai pas été plus convaincu que la veille. Je n'insisterai donc pas... papapapapa pipipipipi yonyonyonyonyon !

11h00. J'anime la présentation du nouveau projet de la compagnie bien connue FLASH MARIONNETTES. Ismaïl Safwan et Corine Linden nous détaillent QUATRE MYTHES QUATRE AUTEURS, spectacle basé sur des formes courtes écrites par Philippe Dorin, Karin Serres, Lise Martin et Patrice Muller. Ils nous annoncent aussi leur décision de faire de cette production le premier volet d'un BOUQUET FINAL qui devrait clôturer, en 2015, le parcours créatif de la compagnie. Décision surprenante mais visiblement mûrie, qui mettra ainsi fin à un parcours de plus de 30 ans jalonné de grands moments de partage avec le public...

14h00. POPUP par Le Vivat Théâtre. Un spectacle présenté comme une invitation à plonger dans le monde des rêves en explorant un "popup". Pour les non-initiés, il s'agit d'un livre qui, à chaque fois qu'on tourne une page, fait surgir des objets en trois dimensions astucieusement pliés. Et c'est bien de cela qu'il s'agit avec ce livre géant plutôt bien conçu. Sauf que... ça s'arrête là. Chaque tableau est une fin en soi mais n'a pas l'heur de provoquer ni une émotion, ni un intérêt particulier pour ce que ça pourrait raconter. A part l'aspect esthétique, j'avoue ne pas avoir vu l'intérêt... Et dans ce cas, l'attitude des enfants ne m'a pas convaincu du contraire. Dommage !

15h00. LOOP par la Cie Tro-Héol. J'aime cette compagnie. Surtout parce que ses spectacles véhiculent un propos lisible à plusieurs degrés, mais toujours fort. MON PERE, MA GUERRE (texte publié chez Lansman) en était un exemple particulièrement significatif. Je n'ai hélas pas retrouvé cette caractéristique prégnante dans ce voyage au coeur du Big Bang. On nous parle de machine à voyager dans le rêve, l'espace et le temps. Je n'y ai pas cru un seul instant. Et les questions que j'ai entendue à la sortie de la part des jeunes présents me font croire que je n'étais pas le seul. A souligner quand même la belle réalisation technique. Comme il s'agissait d'une création, j'essayerai de revoir le spectacle plus tard car je fais confiance à cette équipe.




16h00. LA GRENOUILLE AU FOND DU PUITS CROIT QUE LE CIEL EST ROND par Vélo Théâtre. Une compagnie originale qui propose généralement des spectacles davantage impressionnistes que narratifs, dans des scénographies inhabituelles, voire insolites. Celui-ci n'échappe pas à la règle. Accueil original, découverte progressive d'une étrange exposition consacrée aux souvenirs de Monsieur Brin d'Avoine, qui possédait 400 maisons mais en fait recherchait dans chacune d'elle la seule qui ait jamais compté à sa yeux : la toute première. Nostalgie d'un passé peuplé d'objets, de rites, de rencontres, de souvenirs ancrés au plus profond de chacun. Que reste-t-il en nous de ces lieux où nous avons forgé nos premiers repères ? Au vestiaire le rationnel et le récit objectif ! Il faut laisser courir son imagination et sa sensibilité pour mériter ce spectacle. Si, comme on le dit, les jeunes spectateurs ont plus de facilités à le faire, alors je fais encore partie de cette catégorie. Car j'ai marché à fond.



17h30. POUCET POUR LES GRANDS par le Travelling Théâtre. Là, aucune surprise pour moi puisque j'ai publié le texte (finaliste du Prix Annick Lansman) et animé la présentation du projet à Momix 2012. La question était donc : comment l'auteur, Gilles Granouillet, allait-il s'effacer derrière le metteur en scène... Gilles Granouillet. Je n'ai pas été déçu. On est ici dans un forme plus conventionnelle de théâtre, mais qu'est-ce que ça fait du bien de voir qu'on peut encore raconter par le jeu des comédiens, sans avoir recours à des artifices. Un petit Poucet de plus, certes, mais vu à travers une autre lorgnette puisque les personnages principaux (la cadette des petites ogresses et Poucet) vont s'ingénier à changer le cours de l'histoire écrite dans les livres pour que la première sauve sa peau et le deuxième se libère de sa situation précaire. Avec au bout ce qui pourrait bien ressembler à de l'amour. C'est vif, enjoué, burlesque, tendre aussi parfois, notamment à travers le personnage ambigu de la mère... qui comprend son homme malade tout en tentant de protéger le bonheur de ses filles et la vie de ses visiteurs d'un soir...


Un petit salut aux jeunes comédiens de cette aventure, Heidi, Grégoire, Léopoldine et Clémentine. Le hasard fait que j'en avais croisé certains lors d'une activité avec l'école de Saint-Etienne du temps de Jean-Claude Berutti. Toujours sympa de les retrouver dans la vie professionnelle.

mardi 22 janvier 2013

Beau succès pour la pièce belge HAIKU et pour un spectacle iconoclaste

Ma matinée a débuté, à Mende, avec une belle rencontre "Les mots pour se le dire". Tous les participants réunis pour explorer les spectacles vus la veille. Une répétition pour se qui doit se passer sur le terrain lorsque les spectacles sont programmés en région.


L'après-midi, je retrouve avec grand plaisir l'équipe du Théâtre du Papyrus et son spectacle HAIKU. Je le revois avec autant de plaisir que la première fois. Et je suis ravi de constater que la plupart des spectateurs sont aussi sous le charme. De quoi donner une petite indication sur les retombées positives pour les prochaines saisons. C'est fou le nombre de fois que je me suis déjà retrouvé à l'étranger avec Bernard Chemin. Avec évidemment toujours la même joie depuis... oh près de 30 ans sans doute.


Viendront ensuite L'IDIOT SUBLIME, par la Cie La cuisine. Bien raconté, avec une belle complicité entre Frédéric Naud et Jeanne Videau. Mais petite déception quand même sur le plan du contenu : son précédent spectacle était tellement fort que je reste sur ma faim... même si ça et là les petites histoires philosophiques racontées m'ont fait sourire.


En fin de soirée, j'ai redécouvert une fois de plus l'impertinence du théâtre de nos voisins du Nord. Avec MALEDICTION, la Dupapaiva Compagny (Pays-Bas) va jusqu'au bout d'un projet parfaitement iconoclaste qui ne recule devant aucun propos, à la limite du mauvais goût parfois, mais sans jamais tomber de l'autre côté de la saine provocation. Techniquement et dramaturgiquement, ça tient parfaitement la route. Moi j'aime ça ! Mais est-ce que j'oserais programmer ? A voir...

lundi 21 janvier 2013

Spectacles en recommandé à MENDE en Lozère

En route pour la Lozère. Pas facile d'accès. Avion jusque Nîmes pour voiture de location. Trois heures et quelques frayeurs dans un petit col dont les routes pentues étaient couvertes d'une fine couche de neige fraîchement tombée. Mais bon, j'en ai vu d'autre et me voici arrivé à Mende. C'est là qu'à lieu, cette année, le festival SPECTACLES EN RECOMMANDE organisé par la Ligue française de l'Enseignement. 150 professionnels du spectacle vivant sont invités à visionner une vingtaine de spectacles sélectionnés pour la circonstance afin d'enrichir leur programmation de la prochaine saison.

Accueil chaleureux et programme alléchant. Merci à Jean-Noël Matray de m'avoir convié à ce rendez-vous.

Mauvaise nouvelle en arrivant. Les Belges de la compagnie Héliotrope ne sont pas arrivés avec leur spectacle SNACKS en raison des conditions climatiques. Dommage de rater un tel rendez-vous qui peut engendrer de belles et importantes suites.

Déjà un premier spectacle :  LE PETIT VIOLON, de Jean-Claude Grimberg par Les tréteaux de France / Les têtes d'atmosphère. C'est ma 5e version au moins. Celle-ci est très visuelle, fait une part belle aux marionnettes circassiennes et joue sur les verres grossissants pour cerner les personnages. Quelques bons moments et, en fin de compte, un projet assez cohérent...

samedi 22 décembre 2012

Le salon d'Achille

Ai vu ce soir la dernière représentation du dernier spectacle programmé dans le cadre de "La Louvière, métropole culturelle". LE SALON D'ACHILLE s'annonçait comme une revisite distanciée de l'oeuvre du poète surréaliste louvièrois Achille Chavée. J'ai quelque peine à le dire parc que j'aime beaucoup les protagonistes de ce projet mais... je suis sorti déçu. 


J'ai bien assisté à un spectacle déjanté qui m'a fait rire ça et là. Mais j'ai à peine reconnu les allusions aux écritures du poète noyées dans une succession de séquences faisant la part trop belle au burlesque du premier degré. Les comédiens sont excellents, la scénographie originale, le décor sonore intéressant. Mais Chavée ne sort pas - à mes yeux du moins - grandi de l'aventure. Je dirais même qu'il est absent de la plupart des commentaires tant ceux qui ne sont pas spécialistes de son oeuvre ont eu du mal à tendre les fils entre ce qui était de lui et ce qui appartenait à l'adaptation et à la mise en scène...

jeudi 20 décembre 2012

Une nouvelle version de PACAMAMBO

J'étais curieux de voir cette nouvelle version de PACAMAMBO de Wajdi Mouawad que la compagnie L'Explique-Songe remet à l'honneur actuellement en France (le spectacle a été remarqué cet été dans le OFF d'Avignon). 
Je n'ai pas été déçu car le travail de Valérie Castel Jordy et ses comédiens sert plutôt bien la pièce. Il y a même quelques trouvailles intéressantes et un souffle original. 
Par contre, j'ai rencontré la même difficulté que d'habitude avec ce texte (2000) dans sa dernière partie. 
Mais bon, l'essentiel est que les jeunes présents au rendez-vous sortent interpellés par cette étrange histoire d'une adolescente retrouvée après plusieurs semaines de "fugue" auprès du corps de sa grand-mère en décomposition. Et qu'ils se posent des questions au-delà de ce qui leur est "révélé" : notre tour viendra un jour. Si on accepte de vivre, il faut accepter aussi de pourrir... pardon de mourir.

vendredi 23 novembre 2012

PICASSO, BARBE BLUE... et quelques remerciements.

Dernier jour à Montréal. Derniers spectacles aussi des Coups de Théâtre.

EN CORPS, par ACTA (France). Dessins projetés, chorégraphies, jeux scéniques, musiques évocatrices, partitions vocales... tout concours à créer une oeuvre impressionniste qui rejoint l'univers des tableaux les plus célèbres de Picasso. L'aspect ludique est central et détourne l'attention hors des sentiers battus de la compréhension à tout prix. Belles intentions qui vacillent parfois un peu à la réalisation, mais dans l'ensemble, j'ai plutôt été intéressé.


Et j'ai terminé comme j'avais commencé, avec le Théâtre Magasin de Joël Da Silva. Un grand retour en clin d'oeil vers sa production la plus renommée : NUITS BLANCHES DE BARBE BLUE. Cette fois, le titre est évocateur : PETIT FETE CHEZ BARBE BLEUE ! Ici aussi, il s'agissait d'une première mondiale. Comme pour les autres, je ne considérerai pas que ce que j'ai vu est arrivé à maturité. Heureusement car, je dois l'avouer, à ce stade le spectacle est plutôt d'un intérêt mineur par la fable racontée et par les moyens développés.


Voilà. Fini le FOCUS QUEBEC, LES COUPS DE THEATRE, LE CINARS.

30 spectacles vu, de nombreuses rencontres, des contacts établis. Je n'ai pas perdu mon temps.
Merci à tous ceux qui m'ont permis d'être là, et en particulier aux équipes organisatrices et à WBI pour son précieux soutien matériel.

Dans quelques heures, l'avion me ramènera en Belgique pour d'autres aventures !