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lundi 26 juillet 2010

Ça touche à sa fin

Avec AU MILIEU DE CE TROUBLE, ARRETONS-NOUS UN INSTANT] ET JOUONS DANS LE NOIR, la compagnie Ecknobul - Sur le fil s'approprie une partie du texte de Régis Duqué (DANS LE NOIR) que nous venons de publier. Récit éclaté, tourbillon des personnages à rôles muliples, histoire pseudo-policière mâtinée d'un humour parfois volontairement un peu potache, comédiens oscillant entre un jeu classique et une décontraction de bon ton dans le théâtre contemporain, ce projet rejoint celui de compagnie comme le groupe TOC et nous livre un autre visage de ce que peut être le théâtre d'aujourd'hui. 

C'est intéressant à découvrir, plaisant à suivre comme une bande dessinée, avec le petit plus (pour moi) de faire connaissance avec le travail du metteur en scène, Vinciane Geerinckx avec laquelle je suis en contact depuis quelques temps.


Autre lieu, autre ton. Josef Nadj présente, dans le IN, sa nouvelle création LES CORBEAUX en compagnie du musicien Akosh Szelevenyl. Impôssible à raconter, si ce n'est qu'on y retrouve à la fois l'oiseau (dont la mauvaise réputation est tenace) et une nette allusion aux flots de pétrole qui poluent nos océans. Le danseur va jusqu'au bout de son projet puisque c'est noir comme corbeau qu'il termine sa "danse". Ne me demandez pas si j'ai aimé. J'ai été fasciné, ça oui. Conscient aussi de vivre un moment sans doute important dans le parcours de ce grand homme qui m'a précédemment provoqué de grandes émotions. Et s'il n'y avait cette musique trop présente sur la fin alors qu'on a juste envie de partager le calvaire de l'animal (et du danseur), je dirais que j'ai passé une heure hors du temps. En tout cas, elle restera certainement gravée en moi comme une image indélébile.


dimanche 25 juillet 2010

Encore trois spectacles de qualité !

Ça y est ! A débuté la course contre la montre pour voir les spectacles que j'ai pointé et que j'ai reporté à la dernière semaine de festival. Avec la frustration de savoir que je ne verrai pas tout, de toute façon.

J'ai fait la connaissance d'Isabelle Starkier en invitant un spectacle d'appartement dans les locaux des éditions à Carnières : 25 m² pour mettre le plateau et une trentaine de spectateurs ! C'était... en 1987 ou quelque part par là. Depuis, je suis son travail au gré des rencontres et des festivals. Elle met en scène cette année, aux Halles, une pièce d'un auteur australien (Timothy Daly) qu'elle défend en France depuis quelques années déjà.
RICHARD III (OU PRESQUE) est un huis-clos tenant à la fois du théâtre dans le théâtre et du polar. Servie par deux comédiens y mettant toute leur énergie (ce n'est pas peu dire), on passe du rire à l'émotion en quelques secondes en essayant tant bien que mal de ne pas perdre les repères que l'auteur s'amusent à brouiller. Gai, tonique, intelligent... au point que l'éditeur Emile (qui n'est jamais loin du spectateur) n'a cessé de se dire que le texte était sans doute suffisant riche que pour accepter d'autres points de vue de mise en scène et d'interprétation. A expérimenter.

J'ai déjà vu plusieurs version du BUREAU NATIONAL DES ALLOGENES de Stanislas Cotton, pièce que nous avons publiée en 2002. Celle qui est présentée à Avignon cette année est originale par l'utilisation de la musique et la mise en chanson de plusieurs parties du texte. L'effet est surprenant sans modifier l'impact du texte : le drame est toujours présent et la deuxième partie tout aussi émouvante que dans d'autres créations. Le public semble surpris de ce récit éclaté en deux mais finalement comprend tout lorsque les deux morceaux sont remis ensemble. A conseiller pour déclencher le débat sans avoir l'air d'y toucher.

J'aime le travail de mise en scène de Michel Cochet, mais je ne l'avais jamais vu à l'oeuvre dans un cabaret de chansons. Il faut dire qu'il ne s'agit pas de n'importe quel cabaret puisqu'il est consacré aux textes et chansons de Brigitte Fontaine. IL ETAIT UNE FOIS PAS DEUX m'a  non seulement rappelé avec nostalgie un récital de cette grande dame auquel j'avais assisté... disons voici 15 ans, mais m'a fait découvrir des aspects moins connus de son oeuvre. Car ce ne sont pas les textes les plus célébrés qui sont interprétés par Sylvie Gravagna et son musicien Ruben. Une belle voix avec ce rien de fragilité qui fait toute la différence, une variété d'histoires (pas si innocentres qu'elles peuvent en avoir l'air) à nous raconter en allant d'un style à l'autre, d'un ton à l'autre... voilà une heure qui passe (trop) vite, qui nous donne envie de réécouter l'original(e), mais aussi de découvrir Sylvie dans d'autres répertoires, elle que nous avions déjà appréciée comme comédienne dans HOMME POUR HOMME (voir ce blog).

samedi 24 juillet 2010

HERCUB ET LONELY PLANET

J'ai fait la connaissance de la Compagnie Hercub avec LEBESRAUM fin des années 90. Depuis, ils sont devenus non seulement des amis mais nos chemins se sont croisés sur des projets comme DRAGONNIER ou SPARADRAD d'Eric Durnez, ou plus récemment avec l'entrée dans leur univers d'un autre de nos auteurs Gustave Akakpo. C'est dire la petite apprénhension que j'avais en allant voir leur spectacle LONELY PLANET, de Steven Dietz. Car je suis incapable de "faire semblant" si le spectacle ne me plait pas... et je manque souvent de diplomatie pour le faire comprendre.

Ouf, pas de problème de conscience à la sortie : je peux leur dire que j'ai passé un bon moment de théâtre en découvrant ce qu'ils ont fait de cette pièce inconnue au bataillon (mais du même auteur que FAUX-FUYANTS montée précédemment). Ecrite il y a 15 ans aux USA, elle évoque avec beaucoup de pudeur la problématique du SIDA (même si on ne nomme jamais la maladie) à travers la rencontre de deux amis qui y sont confrontés par des biais différents. Scénographie, mise en scène, jeu... tout concorde à la cohérence globale du projet.

A l'heure où le niveau d'alerte semble à nouveau très grand chez les jeunes, cette pièce toute en sensibilité, humour tendre et émotion, est plus que jamais d'actualité. A conseiller tant aux adolescents qu'aux adultes.


vendredi 23 juillet 2010

UNE IMPRESSIONNANTE LECON D'ANATOMIE

J'ai toujours considéré LA LECON D'ANATOMIE comme une des plus belles pièces de Larry Tremblay, monologue à la fois dur, tendre, ironique et touchant - mais en est-ce bien un ? - d'une femme qui se désintègre progressivement, tant moralement que physiquement.

J'avais déjà vu plusieurs créations qui m'avaient intéressé. En cette fin d'après-midi, je viens littéralement de redécouvrir le texte avec la version mise en scène par Benoît Gautier. Micky Sebastian s'empare de ce rôle avec majesté, talent, humilité, humour grinçant et émotion. Elle se glisse dans le récit - et dans la peau de Martha - avec une grande habilité et lui donne la parole tout en évitant tout pathos, tout effet qui pourrait briser la magie de l'empathie qui naît peu à peu pour cette femme que n'épargnent ni les vexations, ni les coups, ni la maladie.


Je conseille à tous ceux qui sont encore à Avignon de voir ce spectacle à 19h à la Tache d'Encre. Pour les autres (et en particulier les programmateurs), je leur suggère de prendre contact avec la compagnie BAFDUSKA THEATRE... et de relire le texte que nous avons publié en 2003.

jeudi 22 juillet 2010

Pour en finir avec Bérénice !

Faustin Linyekula est un créateur déconcertant. Il n'est jamais tout à fait là où on l'attendait, et arrive à jongler avec les genres et les propos. Avec POUR EN FINIR AVEC BERENICE, au départ de l'anecdote d'un professeur qui commence à monter cette pièce à quelques jours de l'indépendance, il croise de manière habile le texte de Racine avec les événements congolais.

J'avoue avoir une fois de plus été séduit par sa proposition hybride qui lorgne tant du côté de la danse que du théâtre. Tout en lenteur et en profondeur, jusqu'à l'impatience, mais avec des images de telle qualité qu'elle provoque une sorte d'hypnose faisant oublier le temps qui passe.

C'est donc du côté du propos qu'il faut chercher mes quelques réserves...

Une inquiétante nouvelle

En ouvrant le journal ce matin, j'ai appris que Philippe Avron avait dû arrêter (provisoirement) son spectacle. Gros coup de chaleur. Déjà le 14 juillet, nous avions tous remarqué qu'il était à bout de force.


Je lui souhaite très sincèrement de récupérer rapidement et de pouvoir terminer cette série avant de prendre un gros et grand repos bien mérité. Salut Philippe, on t'aime et on tient à toi !

Il pleut sur Avignon. Tout arrive !!!

Apprivoiser la panthère !

J'avais apprécié le travail d'Hala Ghosn et de son équipe dans BEYROUTH-ADRENALINE (publié chez Hayez&Lansman).  J'ai trouvé dans ce nouveau spectacle les preuves de la progression de la démarche théâtrale. Impossible de raconter le spectacle dont le contenu est inspiré des Identités meurtrières de Amin Maalouf. Disons que tout commence par le pire drame que peu connaître une compagnie en tournée, que la première partie du spectacle se déroule sans problème... et que les choses se gâtent plus tard.

De rebondissement en retour de flamme, il s'en dit des choses dans ce spectacle qui brasse à la pelle des thématiques en tous sens. Mais qu'on ne s'y trompe pas : la compagnie sait où elle va !

Thierry Janssen au Conservatoire du Grand Avignon

Après Gustave Akakpo, c'était un autre auteur "Lansman" qui animait un atelier au Conservatoire du Grand Avignon. Une initiative soutenue par le CED-WB et la SACD puisque Thierry Janssen est belge. Comme j'étais à la base de cette invitation, je me suis fait un plaisir d'aller rendre visite aux stagiaires et à leur animateur, juste le temps de constater que tout se passait pour le mieux, et prendre une petite photo du groupe.

mercredi 21 juillet 2010

LA TRAGEDIE DU ROI RICHARD II dans la Cour d'Honneur

Aller dans la Cour d'Honneur est toujours une aventure. Depuis que je fréquente le festival, j'y ai connu de grands moments mais aussi de très sérieuses déceptions, voire de longues périodes d'ennui et d'incompréhension mémorable. Le lieu est ingrat, et de nombreux créateurs métamorphosent leurs talents pour s'adapter (chacun à sa manière) aux attentes du festival (ou du moins à ce qu'ils croient être ces attentes).

J'avais invité quelques amis, peu habitués à ce type de rendez-vous théâtral, à vivre leur première Cour d'Honneur avec LA TRAGEDIE DU ROI RICHARD II. J'étais donc sincèrement inquiet. Au bout du compte, je sors du spectacle plutôt satisfait.

L'adaptation du texte est vive et intéressante, la mise en scène sobre, plutôt de facture "classique", et Denis Podalydès porte avec brio une bonne part de la pièce... qui n'est certainement ni la moins intéressante, ni la plus captivante de Shakespeare.

Reste que je me pose des questions sur la direction d'acteurs. Le ton faussement déclamatoire et désuet de certaines comédiennes (et surtout comédiennes) me semble en rupture avec les options prises par les deux personnages principaux, le roi et son rival. Larmoyantes, sarahbernardiennes, amphatiques, ces interprétations enlèvent une part du plaisir (réel) à suivre le spectacle.



Pour moi, il y a avait aussi le bonheur de retrouver sur scène un jeune comédien belge dont je suis le parcours : Yvain Juilliard. Quelques personnages secondaires à son actif, mais une belle dans son CV et un souvenir qu'il gardera précieusement dans sa mémoire... car fouler le plancher de la Cour d'Honneur à Avignon reste un rêve pour beaucoup de jeunes interprètes. A juste titre !


mardi 20 juillet 2010

UNE DELEGATION DE LA PROVINCE DU LUXEMBOURG A AVIGNON

Sympathique visite à Avignon d'un car organisé par la Province du Luxembourg pour permettre à une trentaine de participants de découvrir le festival.

A cette occasion, il m'a été demandé d'organiser, aux Doms, une rencontre conviviale avec quelques "acteurs de terrain" afin de mettre en évidence le fonctionnement de ce grand "marché du théâtre" qu'est le Off : Isabelle Jans et Philippe Grombeer (Les Doms), Pierre Holemans (La Manufacture), Damien Baillet (Fabrik-Theatre), Antoine Laubin (Les langues paternelles), Suzanne Emond (jeune comédienne à  Villeneuve-en-scène) et Yvain Juilliard (comédien belge qui va jouer dans la Cour d'honneur du Palais des Papes).

Un échange particulièrement édifiant, de l'aveu du groupe mené par deux députés provinciaux, sur l'intérêt d'être présent mais aussi sur les pièges et risques à éviter.

lundi 19 juillet 2010

Trois spectacles très différents

Toujours la même chaleur sur Avignon. L'accumulation laisse quelques traces !

A côté de nombreuses réunions de travail (Avignon est un lieu de convergence de programmateurs et organisateurs), j'ai vu aujourd'hui trois spectacles très différents.

Dans LE CARCAN, j'ai eu le plaisir de retrouver deux jeunes (étudiants en théâtre) qui ont participé précédemment aux activités de Promotion Théâtre : Amandine Laval et Antoine Colla. Sympa de les voir défendre ici, dans une toute petite salle (une vingtaine de chaises tout au plus), avec beaucoup de cran et de rigueur un spectacle mis en scène par Serge Collard. Une belle (et éprouvante) expérience dont ils tireront certainement profit dans leur carrière débutante.

Après avoir vu DISPARUS, j'avais évidemment envie de découvrir le spectacle LA REVANCHE DE MACBETH de l'ensemble Leporello. Je n'ai pas été déçu. Quelle énergie, quelle envolée, quelle maîtrise du travail corporel ! Avec en prime un jeu intelligent avec une langue française matinée d'accent flamand et d'expressions en vieux français. Oui, d'accord, Shaekespeare doit se retourner à plusieurs reprises dans sa tombe mais tant pis pour lui : sa saga sanguinaire et sanguinolente, aux multiples ralonges, mérite aussi qu'on prenne quelques distances avec le sérieux du propos. Aux côtés du metteur en scène Dirk Opstael qui s'est attribué le rôle de Macbeth dans un style très "Groucho Marx", l'équipe de comédiens et de comédiennes suit le rythme avec talent, que ce soit dans le jeu ou dans les chants (la plupart du temps en flamand). Un bravo aussi aux trois musiciens excellents.

Oui, vraiment, j'ai passé un bon moment de détente intelligente. C'est ça aussi Avignon !

Enfin, à l'invitation de Pierre Chabert qui m'avait jadis accueilli en Guyane dans le cadre de ses fonctions de conseiller culturel français, j'ai terminé la journée avec ANTIGONE A NEW YORK de Janusz Glowacki, mis en scène par Ewlyne Guillaume et créé à Saint-Laurent / Maroni. Un spectacle dur, noir, mais aussi profondément humain qui parle de ceux qui n'ont que la rue comme refuge précaire. Les trois comédiens campent des personnages à la fois complexes et énigmatiques, partagés entre leur désir d'aimer et celui d'en finir avec une existence qui les a transporté vers ce qu'ils croyaient être un paradis, et qui se révèle au moins aussi vide d'espoir que leur point de départ.

Etre capable de passer dans la même journée d'une joyeuse et épique cavalcade à un spectacle sombre et profond, et apprécier les deux, c'est sans doute cela aimer le théâtre.

samedi 17 juillet 2010

Brecht et Prévert à Villeneuve-en-scène

Les esprits mal informés s'imaginent parfois que, sous chapiteau, les ambitions théâtrales sont plus limitées qu'en salle. Il n'en est évidemment rien. Pour preuve la soirée que je viens de vivre.

Avec HOMME POUR HOMME, la compagnie L'ART MOBILE s'attaque à un texte de Bertolt Brecht. L'épopée d'un homme qui ne savait pas dire "non" et qui se retrouve enrôlé dans une armée qui file vers la mitraille. Une pièce bien connue dans le milieu théâtral mais pas forcément du public. L'intérêt réside donc dans la manière de le traîter pour aller à la rencontre des spectateurs d'aujourd'hui, par monts et par vaux. Et Gil Bourasseau réussit plutôt bien le défi en dépassant les contraintes du plein air. En grossissant ses personnages et les situations sur tous les plans (accoutrements, jeu, mimiques, occupation de l'espace, accessoires...), il éclaire (et réactualise à sa manière) un propos qui utilise le rire pour mettre le doigt sur la déglingue d'une société qui n'est pas la nôtre mais... qui par certaines de ses aspects y fait drôlement penser.


Adapter au théâtre le célèbre film LES ENFANTS DU PARADIS (texte de Prévert) est une singulière gageure que réussit assez bien Frédéric Poty sous un chapiteau sans doute un peu grand pour le projet. Trois comédiens s'emparent de tous les rôles dans un tourbillon un peu fou, dont l'unique pivot est une sorte de porte du temps (et des rêves ?) qui virevolte d'un coin à l'autre de la piste. Si on s'y perd parfois encore un peu dans les personnages (il s'agit d'une création toute récente qui va certainement évoluer dans les détails), il faut reconnaître la prouesse des acteurs qui parviennent à faire passer l'émotion d'une société où l'amour est à la fois le moteur qui permet de dépasser les multiples embûches que la vie sème sous les pas des différents protagonistes... et en fin de compte leur principale cause.
A noter le plaisir de découvrir dans cette distribution la jeune et talentueuse Suzanne Emond découverte par le metteur en scène lors de son passage avec les Baladins du Miroir à Avignon voici deux saisons.

LES DEUX DERNIERS APER'AUTEURS & CIES

Ça bouge à la Bellone ! Lieu incontournable de l'activité théâtrale bruxelloise, La Bellone propose des rencontres, échanges internationaux, publications et expositions… dont Révélations, accueillie au Village du Off est un bel exemple. Nous avons évoqué ce travail aux multiples facettes ainsi que la "couleur Bellone" avec Antoine Pickels, Sylvia Botella, Dominique Roodthooft, Christophe Galent, Antoine Laubin, Catherine Simon et Jean-Marie Wynants, journaliste et chroniqueur, mais aussi et surtout témoin privilégié de l'évolution du théâtre et de la danse en Belgique.


A 18h00, la rencontre avait pour thème : Etre à la fois auteur et acteur ou metteur en scène de son texte : une relation schizophrénique ? Ecrire une pièce puis la mettre en scène ou la jouer : une situation courante, qui ne va cependant pas sans poser de questions sur le statut du texte avant, pendant et après sa création. C'est ce dont nous avons discuté (et de bien d'autres choses) avec François Houart et Brigitte Baillieux (Le carré des cosaques), Fabrice Murgia et David Murgia (Le chagrin des ogres), Dirk Opstaele et Martine Godart (Disparus) et René Bizac (auteur-metteur en scène). Serge Hayez, éditeur des deux textes cités a également expliqué son intérêt pour les (nouveaux) auteurs belges.

jeudi 15 juillet 2010

Une journée professionnelle à Villeneuve-lez-Avignon

Pour la première fois, les responsables de VILLENEUVE EN SCENE m'ont confié l'animation d'une journée professionnelle sur le thème "Théâtre en itinérance, théâtres sans frontières ?"

De 10h30 à 19h30, d'abord sous chapiteau puis dans le cadre enchanteur de la pépinière, quatre tables rondes de 90 minutes ont abordé l'inter-régionalité, la diffusion et les festivals, l'Europe au-delà des frontières étatiques et linguistiques, l'itinérance et la démocratie, etc.

Une bonne trentaine d'intervenants tous azimuts - du beau monde - et un public réactif : la journée a été passionnante... malgré la chaleur parfois accablante et le concert permanent des cigales.

La journée s'est terminée par un cabaret sympathique mais un peu improvisé de la compagnie tchèque présente et...

...par des amicales retrouvailles qui se sont prolongées tard dans la nuit.


Cette journée m'a mis sur les genoux, mais dans la bonne humeur. Mission accomplie !

(Merci à Frédéric Poty pour la confiance dont il m'a honoré. Merci à Aude et à Emilie qui m'ont aidé à préparer mes précieuses et légendaires petites fiches particulièrement précieuses ici).